Coronavirus : en Italie, la litanie des mesures de précaution et le mystère du « patient un »

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« Nous ne transformerons pas l’Italie en lazaret. » En convoquant cette image puissante, lors d’une déclaration à la presse, samedi 22 février au soir, au terme d’une journée marquée par l’annonce de multiples mesures de sécurité, et alors que plusieurs dizaines de cas d’infections par le nouveau coronavirus venaient d’être diagnostiqués dans le nord de l’Italie, le président du conseil italien, Giuseppe Conte, cherchait sans doute à dédramatiser la situation.

Certes, l’Italie ne vit plus au Moyen Age, à l’époque où les marins en provenance de ports où sévissait la peste étaient placés en quarantaine sur des îles ou dans des établissements isolés appelés « lazarets », le temps d’observer s’ils développaient certains symptômes. De plus, le virus SARS-CoV-2 est très contagieux, mais rarement mortel. Pour l’heure, quatre patients sont morts – tous, semble-t-il, fragilisés par d’autres pathologies.

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Reste que la litanie des nouvelles inquiétantes et des mesures de précaution annoncées durant tout le week-end, à mesure que montait le nombre de malades déclarés, ne pouvait que faire monter dans la population un sentiment d’urgence.

Dans un pays où la mémoire historique des grandes épidémies est particulièrement vivace, des places publiques aux murs des églises, certaines peurs enfouies ne demandent qu’à resurgir… Dimanche, sur les réseaux sociaux, nombre d’internautes ont diffusé des photographies montrant des rayons de supermarché vidés de leurs produits de première nécessité, tandis que se succédaient les annonces d’annulations d’événements en tout genre.

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